Stage. L'équipe vendéenne s'entraîne jusqu'à dimanche à Chantonnay. Les choses sérieusesont commencé, avec une ambition déclarée. Tout ça dans une ambiance de retour aux sources.
• Mayonnaise. Responsable du staff sportif, c'est Didier Rous qui le dit : « Franchement, quand je vois le recrutement qu'on a fait (1), au plan français, c'est difficile de faire mieux. Maintenant, il faut que la mayonnaise prenne. » Après un stage d'intégration début novembre aux Herbiers, les choses sérieuses ont commencé lundi à Chantonnay. En un mois, l'entraîneur Marion Clignet a pu évaluer la nature des hommes et fixer un cap foncier. Chaque jour, trois groupes différents arpentent les routes de Vendée, consciencieusement. Mais un travail soutenu de musculation est également entrepris. « On sent un enthousiasme dans le groupe, c'est encourageant, Marion s'est naturellement imposée. »
• Développement. Outre l'arrivée d'un entraîneur, un biologiste et un médecin toulousains ont intégré le staff technique. Hubert Long et Alain Astier sont à l'écoute des coureurs. L'équipe s'intéresse aussi à la micro-nutrition. Le souci d'être plus performant en soignant chaque détail est désormais mieux partagé. « On s'entoure de compétences, pour progresser, avance Bernaudeau. Sur ce stage, on voulait revenir à quelque chose d'authentique, avec de la rigueur et un projet. On sent l'esprit Rous. »
• Poids. Depuis les mois de juillet, Franck Bouyer a déjà perdu dix kilogrammes. Le Vihiersois s'entraîne sans relâche pour retrouver une silhouette de coureur. « Franchement, quand on arrive au petit-déjeuner et qu'on le voit dans la salle, on a l'impression de rajeunir de quelques années », confie Jean-René Bernaudeau, le manager de l'équipe. Bouyer n'a pas perdu son envie de coursier et « fait déjà mal dans les talus ». « La force, il est né avec, il ne l'a pas perdue pendant ces années où il ne pouvait pas courir », ajoute Rous. Franck Bouyer devrait renouer avec la compétition sous le soleil du Gabon.